Les vacances sont là et c’est souvent le moment de s’équiper en matériel pour pouvoir profiter au mieux des vacances et capter ces moments de plaisir. Vous n’avez probablement pas eu confiances aux promesses de votre vendeur de téléphone qui vous a promis qu’il était étanche. Risquer de perdre une « partie de sa vie » n’est pas forcément la meilleure idée à l’entrée des congés d’été.

Certains opteront pour des coques étanches. En pratique, en fonction des activités que vous souhaitez faire cela peut être suffisant. Si vous voulez tenter des immersions, personnellement, j’éviterai de faire cela avec un smartphone. Se tourner vers une caméra étanche (type GoPro ou équivalente) ou vers un appareil photo lui aussi étanche est une meilleure solution.

Aujourd’hui nous avons en main le dernier né de Panasonic, le lumix FT7. Jusqu’ici Olympus régnait sans partage sur ce secteur avec notamment ses TG. Robustes, endurants et proposant des caractéristiques très complètes, il n’avez pas de réel concurrent. Le FT7 peut-il rivaliser ?

Petit tour du concurrent l’olympus TG (1 a 6)

Pour avoir déjà pris en main, il y a quelques années le TG2, il faut bien reconnaître que cet appareil m’avait laissé un certain goût d’inachevé. Très complet en terme de fonctionnalités, proposant de nombreux accès directs aux fonctions, il avait pour gros inconvénient un écran difficilement lisible en plein soleil. Dans les générations suivantes, on n’a pas pu vraiment constater d’améliorations flagrantes sur ce point. Les TG haut de gamme (avec un seul chiffre) ont cependant pour gros avantage une optique avec une grande ouverture (f2.0) et un séminaire grand angle équivalent à un 25mm. On peut noter dans les versions les plus récentes l’accès au RAW mais qui n’a vraiment d’interêt selon moi que vous la prise de vue sous marine. Bref, derrière une belle fiche technique, on se retrouve malgré tout derrière un appareil à objectif périscopique pas totalement parfait qui offre des réglages parfois bridés (choix des ouvertures limitées notamment)

Le FT7 en challenger ?

Qu’on se le dise déjà avant de poursuivre cette prise en main, le FT7 adopte une toute autre philosophie tournée plus vers la simplicité d’utilisation. Le peu de réglages avancés est compensé par des modes automatiques qui couvrent la majorité des besoins en outdoor. Mais le gros plus vient de son écran qui a une bonne visibilité en plein soleil et surtout d’un viseur électronique. Alors bien sûr, ce n’est pas un EVF de dernière génération qui propose une définition élevée. Mais il permet surtout en toute occasion de pouvoir apprécier la prise de vue. Le FT7 est le premier appareil étanche à intégrer un tel viseur. Sans que cela soit l’invention du siècle, il s’agit d’une configuration bien choisie. Pour le reste on retrouve un appareil officiellement étanche à 31m (non testé) et résistant à des chutes de 2m (également non testé). Il filme en 4K et offre une résolution de 20 millions de pixels. La aussi en terme de qualité on reste en deçà des compacts de la marque les plus populaires mais suffisant pour des prises de vue outdoor.

Comprendre le fonctionnement de l’autofocus

À la première utilisation, venant d’un hybride, il a fallu reprendre en main des fonctions automatiques. L’appareil décide lui même où et comment faire la mise au point. Il choisit prioritairement une grande ouverture pour privilégier la vitesse d’obturation dans la majorité des cas. Mais il faut s’y reprendre parfois à plusieurs fois pour que la MAP s’effectue sur le sujet photographié en mode multizone. La détection de contraste sans lampe d’assistance de l’appareil mériterait quelques petites améliorations. Avec un peu de pratique, on arrive avec les différents réglages à trouver la configuration la plus adaptée. Dans la majorité des cas en passant en mode Af une zone, le problème est résolu. On apprécie le bouton Qmenu et les autres accès directs qui couvrent la majorité des besoins sans devoir s’enfoncer dans la complexité des menus.

Une bonne qualité d’image et une autonomie respectable

Si Olympus peut se targuer d’avoir des clichés ayant une bonne colorimétrie et peu de grain électronique, Panasonic a fait le pari de la définition élevée offrant notamment en mode macro des détails intéressants. On pouvait craindre que l’objectif périscopique bride totalement le capteur de 20 millions de pixels. Dans les faits, il restitue des détails un peu plus fins que les derniers Olympus. La sensibilité nominale de 80 ISO pourra être un peu limitée surtout avec une ouverture maximale de f3.3 en grand angle (28mm) quand la luminosité baisse. Le bruit électronique monte ensuite graduellement à chaque palier de sensibilité. Si les arguments technologiques plaident pour les Olympus TGx, Panasonic va s’adresser à des utilisateurs attendant très vite des résultats sans se compliquer, comme l’a fait auparavant Olympus avec sa série Tg8x0. Fixé sur le mode « P », vous obtiendrez dès le départ de bons résultats. En revanche certains effets spéciaux ralentissent très fortement l’appareil. Les nombreux effets s’ils peuvent être ludiques lasseront très rapidement l’utilisateur. On retrouve ici aussi de nombreux modes inutiles qui ne servent qu’à gonfler la fiche technique. Seul le mode panoramique continu, s’avère à l’usage assez utile.

Testé sous l’eau lors de parties de pêche à pied ou de baignade, il n’a pas montré de failles. Les clichés perdent un peu de piqué sous l’eau mais sont fort acceptables.

Dans l’ensemble, les clichés ne souffrent pas d’une forte accentuation et peuvent être améliorés facilement avec des logiciels spécialisés. Les vidéos sont également fluides et de bonne qualité même par léger contre jour. Sans atteindre la qualité d’une GoPro l’appareil fait son travail.

En matière d’autonomie la batterie de 1250mAh ne fait pas de miracle et vous permettra de tenir une journée de loisirs pour les plus tenaces, quelques jours pour les autres. Son connecteur microUSB lui permettra d’être rechargé un peu n’importe où, sur secteur, en voiture et y compris sur des batteries de secours de smartphone.

Un pack aventurier polyvalent

Olympus propose un pack incluant une batterie externe doté d’un panneau solaire. Il pourra permettre aux randonneurs d’avoir devant eux jusqu’a huit recharges de l’appareil. Nous n’avons pas testé la capacité de recharge au soleil de cette batterie.

Premier bilan

Un peu déstabilisant à la première utilisation, le FT7 a démontré les capacités qu’on attend d’un appareil polyvalent adapté aux sorties sportives et dans des environnements humides (eau, neige). La prise de vue restitue des clichés de bonne facture, suffisants pour une impression A4. S’il ne peut rivaliser avec les meilleurs compacts, son viseur électronique en fait un appareil redoutable dès que la luminosité est importante. Il sera en revanche un peu plus à la peine en faible luminosité.

Les vidéos sont fluides (testé en 1080p) et peuvent s’accommoder du mode macro pour des prises de vues de petits animaux marins. Bien entendu, l’appareil pourra voir du mal à rivaliser avec des caméras sportives mais s’avère suffisant si on souhaite n’avoir qu’un seul appareil.

Doit-on acheter le FT7 ?

Après plusieurs semaines de test, nous sommes pas aussi affirmatifs qu’avec d’autres appareils testés. Sur le papier, le FT7 promettait beaucoup. Sur le terrain, notre avis est plus mitigé. Difficile de pencher entre le Oui et le Non.

Oui. Si on ne dispose pas déjà d’une caméra sportive pouvant couvrir certains usages outdoor, le FT7 reste un appareil correct. A moins de 300€ en pack aventure, il est dans une tranche de prix difficile surtout que la concurrence affiche souvent des prix plus faibles. Avec sa construction plutôt solide et son viseur électronique, il offre ce que tout utilisateur attendait : voir ce qu’on souhaite photographier tout ça dans un appareil étanche. A partir du moment où il est seul sur ce créneau…

Non. La perfection n’existe pas c’est un fait. Pour être parfait on aurait attendu un objectif plus lumineux et un AF plus performant. Ce FT7 ne peut être légitimement un appareil suffisamment polyvalent si on souhaite n’en avoir qu’un. Pour prendre des clichés plus ambitieux nécessitant une mise au point précise ou en faible luminosité, on se tournera vers un Olympus Tg5 plus cher à l’achat.

L’avons nous acheté : oui.

Allons nous le garder : oui tant qu’un autre appareil étanche plus performant disposant d’un EVF n’est pas disponible.

Author: la gazelle en vadrouille

Blogueur depuis près de 20 ans, passionné de photographie et d'histoire locale, j'aime à faire partager mes découvertes. Chaque semaine je parcours le département de la Gironde à la découverte de son patrimoine et de ses histoires locales.

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