Motte castrale de Saint-Albe

Non loin du Prieuré de Cayac sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, la motte Saint-Albe est le dernier vestige du système de défense qui avait été élaboré par les comtes d’Ornon.

La motte castrale de Saint-Albe est située dans un ensemble de quatre ouvrages fortifiés qui étaient encore identifiables au XIXe siècle mais qui ont été aujourd’hui altérés par les constructions réalisées depuis 1970. Elle offre encore aujourd’hui une structure qui montre la nature de ces fortifications qui ont précédé la période anglaise, avant que des forteresses en pierre soient élaborées. Les références historiques de cet ouvrage sont rares et la période de 1090 à 1120 est parfois évoquée. Il ne faut pas écarter la possibilité que cette motte fut la demeure des premiers comtes d’Ornon et ait pu être élevée avant l’an 1000.

Fouillée par l’archéologue Pierre Sansas, membre de la Société Archéologique de Bordeaux, la structure de la motte a été également décrite par Leo Drouyn dans sa « Guyenne Militaire ».

Structure de la Motte

Par rapport au niveau des douves, la motte s’élève à environ 7m de hauteur, la motte ayant un diamètre de 30m à sa base et 18m en haut. Les douves ont une largeur initiale de 12m et ont été réduites au fil du temps pour atteindre à certains endroits 5m. Comme le souligne Leo Drouyn, la motte disposait d’une basse court qui permettait l’accès à la motte probablement par un pont levis en bois. Ses dimensions étaient de 50m de côté.

Gravure de Leo Drouyn 1865

Sur la motte un donjon en bois devait là aussi s’élever comme c’était l’usage entre le Xe et le Xie siècle. L’ensemble était protégé par une remontée de terre ou vallum (A) qui devait assurer le rôle d’un chemin de ronde élargi au nord-ouest et formant une barbacane (A’). Cette dernière était protégée par un large fossé.

Le fossé est alimenté par une source (B) et un ruisseau et se déverse dans l’eau bourde.

La motte aujourd’hui

Située dans la rue Saint-Albe, en sortie du Parc de Saint-Albe, la motte est visible sur la gauche de la route et il est possible d’y grimper en suivant un chemin circulaire. Une partie des douves est aujourd’hui comblée pour permettre son ascension. La source qui l’alimentait est encore visible.

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