Quand l’esthétique enlace la croisée des rues

Les urbanistes des quartiers Bordeaux Maritime et Euratlantique ont oublié ce qui faisait d’un rien la beauté architecturale d’un immeuble ou d’une rue. A la croisée des voies Fernand-Fillipart, du Puis Descujols et Campérant, on retrouve une façade tout en rondeur typique de ce soin apporté par les architectes du XVIIIe siècle.

Photo DRA

Avec la frénésie de la vie urbaine, on passe devant sans y faire vraiment attention. Pourtant l’immeuble du n°16 de la rue Campérant mérite qu’on s’y arrête.

Si le rendement immobilier est le critère actuel, à une époque où le prix du mètre carré est devenu la principale contrainte respectée, il n’a manifestement pas fait parti de ce pas de porte en rondeur. Les alignements des deux rues ont rogné sur les bâtiments médiévaux et l’architecte a usé de tout son art pour donner du charme tout en conservant du mieux l’ossature médiévale de l’immeuble. Les huisseries de la porte d’entrée utilisent toute la largeur de la façade particulièrement étriquée.

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Sous son balcon en trompe datant de 1760, s’affichent fièrement les initiales de son propriétaire, Pierre Castanié, un négociant bordelais. Mort en 1790, ce dernier repose dans l’église Saint Pierre.

Après avoir abrité un restaurant, cette échoppe propose désormais boissons chaudes et confiseries à base de chocolat

Bibliographie

Bulletin de la société archéologique de Bordeaux, tome 78, 1987.

Bordeaux secret et insolite, La face cachée du « Port de la lune », Philippe Prévôt, Edition Les Beaux Jours, sept 2005

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