1866 : le port de la lune arrive à saturation

Le port de la belle endormie a eu une activité passée très florissante et il est aujourd’hui difficile de l’imaginer. Acteur important du commerce triangulaire avec les Antilles, le port de Bordeaux profitera du développement industriel et du libre échange pour accélérer son développement au XIXe siècle. On le sait peu, il arrivera à saturation de sa capacité d’accueil en 1866.

Estampe du port de Bordeaux d’après Manet, BNF

Très actif au XVIIIe siècle, Bordeaux avait profité du commerce triangulaire transatlantique pour s’enrichir et voir de nombreuses fortunes se faire chez ses commerçants, armateurs et négociants. Pourtant, la ville avait pris du retard au début du XIXe siècle dans son industrialisation. Le blocus continental de Napoléon Ier (1806) va naturellement freiner son développement économique. Il faudra attendre l’adoption du libre-échange par l’Empire en 1860 pour donner une bouffée d’air frais et relancer l’économie locale.

Profitant de ce dynamisme retrouvé, le port de Bordeaux redevient la porte ouverte importante qu’il était sur l’Atlantique (même s’il faut naviguer près de 90km pour y parvenir par le fleuve). Le commerce s’y fait et s’y développe. Les navires y font escale en nombre.

En 1866, Bordeaux atteint son pic d’activité entre le pont de pierre  et l’actuel pont d’Aquitaine (construit en 1967). On y dénombre près de 229 navires à l’amarre ou à quai. Le port est saturé et arrive ce jour là à la limite de ses capacités.

En savoir plus : port de Bordeaux sur cestenfrance.fr, Histoire du port sur le bordeaux-port.fr

 

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