Les tétraèdres allemands du Verdon

La Mer a redonné aux plages du Verdon-sur-Mer le visage d’un littoral de 1945. Si le recul du trait de côté est indéniable, des constructions de cette époque ont été redécouvertes et désormais peuvent être observées dans leur intégralité.

L’érosion marine a déjà fait la une de nos articles à plusieurs reprises et risque fort d’être un sujet régulier. C’est encore la mer qui nous redonne l’occasion de parler d’une tranche d’histoire. L’occupation allemande a laissé de nombreux stigmates dans le paysage français et ce n’est qu’en ce début de XXIe siècle qu’ils sont désormais reconnus comme un patrimoine historique à part entière, sans faire oublier l’horreur de l’occupation et de la déportation.

Durant l’hiver 2019/20, beaucoup de vestiges ont été redécouverts lors des tempêtes hivernales. Des casemates enfouies sont réapparues, des lignes de protection de plage des XIXe/XXe siècle redécouvertes et des sols millénaires à nouveau visibles durablement.

Au nord des Cantines, au bout des digues du début du XXe siècle, nous nous sommes retrouvés face à face avec une ligne défensive de tétraèdres du Mur de l’Atlantique. Ces vestiges si rares sur nos côtes ont rappelé qu’ici, l’Allemagne nazie avait établi une véritable forteresse, l’un des derniers points à tomber en France en 1945, longtemps après le débarquement en Normandie (6 juin 1944) et la libération de Bordeaux (4 août 1944).

On ne trouve que peu de plages en France où on peut découvrir un tel alignement et surtout qui reste dans sa configuration d’origine. Sur d’autres plage, ces obstacles ont été déplacées ou regroupés loin de leur position d’origine.

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